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Emirates Majalis : mise en garde de la FTA sur le partage des dossiers fiscaux pour les chefs d'entreprise des EAU
La réponse courte
La Federal Tax Authority (FTA) a lancé en juillet 2026 les Emirates Majalis, une initiative de dialogue direct entre l'Autorité et les citoyens des Émirats arabes unis, qui peuvent lui soumettre en personne leurs questions et suggestions en matière fiscale. La première session s'est tenue au Al Khawaneej Majles à Dubaï, en présence du directeur général de la FTA, S.E. Abdulaziz Al Mulla.
Le communiqué décrit un programme de communication et les sujets abordés lors de sa première session. La Corporate Tax Law et les orientations propres de la FTA continuent de déterminer ce qu'une entreprise doit. Pour les fondateurs, l'essentiel est la liste des difficultés soulevées lors de la session et un avertissement du directeur général sur les personnes pouvant avoir accès au dossier fiscal d'une société.
Si vous êtes un fondateur étranger, notez que l'auditoire était composé de ressortissants des Émirats arabes unis. Les sujets abordés sont toutefois ceux que rencontrent aussi les sociétés détenues par des étrangers.
Ce qui a été lancé et où
La FTA a annoncé les Emirates Majalis dans le cadre de sa volonté de s'adresser directement aux citoyens, d'écouter leurs questions et suggestions et de renforcer l'engagement communautaire. La session inaugurale s'est tenue au Al Khawaneej Majles, devant un certain nombre de ressortissants des Émirats arabes unis.
La FTA présente ce programme comme s'inscrivant dans le prolongement du rôle que jouent déjà les majlis de quartier dans la vie communautaire. Elle le rattache également à la sensibilisation aux procédures fiscales et à la démarche du gouvernement consistant à proposer des services avant que les personnes n'aient à les demander.
Le directeur général a déclaré que l'initiative vise à simplifier le parcours client en fournissant des informations et en répondant aux questions en personne. Il a également indiqué lors de la session que les entrepreneurs ont fait preuve d'un haut niveau de conformité fiscale et que la sensibilisation de la communauté au système fiscal des Émirats arabes unis est forte.
Une licence commerciale achetée au nom d'un tiers
La première difficulté citée dans le communiqué était l'achat d'une licence commerciale enregistrée au nom d'une autre personne, et les obligations fiscales qui en découlent. Le communiqué n'indique pas comment la FTA traite ces cas, seulement que la question a été soulevée.
Ce qui importe pour un acheteur, c'est que la question se pose. En matière de Corporate Tax, le guide de la FTA sur les personnes physiques indique qu'une entreprise individuelle et son propriétaire ne font qu'un, et que la personne physique qui exploite l'entreprise est la Taxable Person, et non l'entreprise individuelle. Le même guide précise que la résidence fiscale d'une personne physique au regard du Corporate Tax ne dépend pas du respect ou non des exigences de licence. Il ne traite pas du cas d'une licence détenue par un tiers ; quiconque se trouve dans cette situation doit donc soumettre les faits à un Tax Agent enregistré ou à la FTA, et ne pas s'appuyer sur un accord informel avec le titulaire de la licence.
Lorsqu'une entreprise change de mains, la licence, l'historique d'activité et l'immatriculation fiscale peuvent se rapporter à des personnes différentes. Avant la finalisation de l'achat, demandez au vendeur le numéro d'immatriculation au Corporate Tax de l'entité et son historique de déclarations. Les déclarations et le paiement sont exigibles dans les neuf mois suivant la fin de chaque Tax Period, et le dépôt tardif comme le paiement tardif donnent lieu à des pénalités.
Immobilier et revenus de créateurs
Deux autres sujets ont été abordés. Les participants ont indiqué manquer de clarté sur le traitement fiscal de l'immobilier résidentiel et commercial. Ils ont également évoqué les difficultés rencontrées par les influenceurs et les créateurs de contenu, notamment la question de savoir si les revenus issus de la publicité et des travaux promotionnels constituent un revenu imposable lorsque l'activité est exercée « à titre commercial ».
Le communiqué consigne ces points comme des préoccupations soumises à l'Autorité. Il n'expose pas les réponses de la FTA ; aucune n'est donc donnée ici. Pour les investisseurs immobiliers, la démarche prudente consiste à lire les orientations publiées par la FTA pour le bien concerné et à poser la question avant de présumer. Pour les créateurs, l'expression à retenir est « à titre commercial », qui est la manière dont le communiqué a formulé la question.
Un créateur qui perçoit des revenus à titre personnel est évalué au regard du seuil de chiffre d'affaires de 1 million AED pour chaque année civile. Une société est une personne morale soumise à son propre délai : si elle a été constituée le 1er mars 2024 ou après, elle doit demander son immatriculation au Corporate Tax dans les trois mois suivant sa constitution. Ainsi, c'est le bénéficiaire des paiements des marques qui détermine les règles applicables.
Sécurité du dossier fiscal et agents non accrédités
Le point le plus concret du communiqué est la mise en garde du Director General (directeur général). Il a insisté sur le fait que les informations du dossier fiscal et les numéros de référence doivent rester confidentiels et ne doivent être communiqués à aucun agent fiscal non agréé ni à aucune autre personne. Il a ajouté que le dossier fiscal est un document officiel qui consigne les obligations fiscales et les déclarations fiscales du client.
Pour une société, cela se traduit par un contrôle des accès. Décidez qui, dans l'entreprise, détient les identifiants de connexion et les informations d'immatriculation. Ne les transmettez pas à un intermédiaire au motif qu'il promet de s'occuper des formalités. Si un agent est mandaté, faites appel à un agent enregistré. Pour s'enregistrer, la FTA exige un diplôme de licence ou de master en fiscalité, comptabilité ou droit (ou une certification fiscale reconnue pour les diplômes d'autres domaines), au moins trois ans d'expérience professionnelle récente, la réussite à son examen de Tax Agent et une assurance de responsabilité civile professionnelle. Exercer comme Tax Agent sans accréditation de la FTA constitue une infraction pénale ; un fondateur peut donc vérifier tout conseiller au regard de cette liste.
Un salarié ou un consultant qui quitte l'entreprise ne doit pas conserver d'accès au dossier. Réinitialisez les identifiants lorsque la relation prend fin.
Ce que cela change pour une société en cours de création
Le communiqué ne décrit aucun changement des obligations d'une société. Il montre en revanche où la FTA s'attend à voir surgir des questions : licences, biens immobiliers, revenus des créateurs et sécurité des dossiers. Pour une société constituée le 1er mars 2024 ou après, le délai est déjà enclenché : demandez l'immatriculation au Corporate Tax dans les trois mois suivant la constitution, puis déclarez et payez dans les neuf mois suivant la fin de la Tax Period. Un fondateur qui se lance aujourd'hui peut utiliser ces quatre thèmes comme liste de contrôle pour choisir une structure et un conseiller.
La situation d'une société nouvellement créée au regard de l'impôt sur les sociétés est abordée dans le guide sur l'impôt sur les sociétés pour les nouvelles entreprises. Si la question est de savoir comment la structure et l'enregistrement fiscal s'articulent, le fonctionnement de Velarozone explique notre approche.
En bref
Que retenir de cela
- L'initiative porte le slogan « Plus proches les uns des autres » et sa première session s'est tenue au Al Khawaneej Majles.
- Il s'agit de la première initiative d'engagement communautaire lancée sous l'actuel Director General.
- Trois problématiques fiscales ont été abordées : une licence commerciale achetée au nom d'une autre personne, les biens immobiliers résidentiels et commerciaux, et les revenus perçus par les influenceurs et les créateurs de contenu.
- Le Director General a déclaré que les informations du dossier fiscal et les numéros de référence ne doivent pas être communiqués à un agent fiscal non agréé ni à aucune autre personne.
- Il a décrit le dossier fiscal comme un document officiel recensant les obligations fiscales et les déclarations d'un client.
- Le communiqué rend compte d'une discussion. Il ne publie aucune décision sur les sujets évoqués.
- Emirates Majalis crée-t-elle de nouvelles obligations fiscales ?
- Le communiqué n'en décrit aucune. Il expose les objectifs du programme et consigne les sujets abordés lors de la première session.
- L'initiative est-elle ouverte aux fondateurs étrangers ?
- La première session s'est tenue en présence de ressortissants des Émirats arabes unis, et la FTA décrit le programme comme un moyen de communiquer avec les citoyens. Les règles fiscales qu'elle aborde ne dépendent toutefois pas de la nationalité. Le guide de la FTA sur les personnes physiques indique que la citoyenneté ou un visa de résidence ne suffit pas à faire d'une personne une Resident Person au regard du Corporate Tax ; c'est l'exercice d'une activité aux Émirats arabes unis qui le fait.
- Qu'a déclaré la FTA au sujet du partage des informations du dossier fiscal ?
- Le Director General a déclaré que les informations du dossier fiscal et les numéros de référence doivent rester confidentiels et ne doivent être communiqués à aucun agent fiscal non agréé ni à aucune autre personne, car le dossier fiscal est un document officiel qui consigne les obligations et les déclarations du client.
- La FTA a-t-elle expliqué comment les revenus des créateurs de contenu sont imposés ?
- Le communiqué ne fait que consigner la question et ne publie aucune décision. Le guide de la FTA sur les personnes physiques traite un créateur établi aux Émirats arabes unis qui perçoit des revenus de collaborations avec des marques pour son propre compte comme exerçant une Business. Les paiements en nature, tels que des produits, sont comptés à leur Market Value, et le Corporate Tax s'applique dès que le chiffre d'affaires dépasse 1 million AED au cours d'une année civile. La situation propre d'un créateur doit néanmoins être examinée par un Tax Agent enregistré.
Sources
D'où cela vient
Informations générales tirées du CBUAE Rulebook, notamment la Retail Payment Services and Card Schemes Regulation (C 15/2021), et de la Cabinet Resolution No. (134) of 2025 telle que publiée, et ne constituant pas un conseil juridique ou fiscal. Les règles et les orientations évoluent ; vérifiez donc le texte en vigueur et les exigences propres à chaque établissement avant de soumettre votre demande.
